Sel rose de l’Himalaya : quels dangers ?

Tu l’as sûrement vu partout : dans les rayons bio, sur Instagram ou même dans ton sel de bain. Le sel rose de l’Himalaya fait parler de lui. Il est beau, il est « naturel », il est censé faire plein de bien à ton corps… mais est-ce que tout ça est vraiment vrai ? Je me suis penché sur la question et franchement, tu risques d’être surpris(e). Allez, on fait le tri entre ce qui est vraiment bon pour toi et ce qui relève du mythe.

Sur Chargeurterre, je parle souvent du earthing, une pratique que beaucoup utilisent pour se sentir mieux au quotidien. Je t’invite vraiment à t’y intéresser, tu pourrais y découvrir de belles surprises 🙂

 

Ce qu'on te dit     Ce qu'il en est vraiment
Moins mauvais pour la tension     ❌ Faux – Il a autant de sodium que les autres sels
Détoxifiant     ❌ Aucune preuve scientifique
Riche en minéraux     ⚠️ Oui mais en quantités ridicules
 Parfait pour les sportifs     ✅ Pourquoi pas, s’il est utilisé intelligemment
Top en cosmétique    

✅ Oui, en usage externe c’est sympa

 

C’est quoi exactement ce sel rose ?

Quand on entend « sel rose de l’Himalaya », on imagine tout de suite des montagnes majestueuses, de l’air pur, et un produit rare et précieux. Mais en réalité… ce sel ne vient pas de l’Himalaya ! Il est extrait de la mine de Khewra, au Pakistan, à plusieurs centaines de kilomètres de la chaîne de montagnes. Donc oui, c’est du sel de roche (ou « gemme » si tu veux te la jouer savant), mais son nom est un peu trompeur.

Il s’est formé il y a des millions d’années, et sa jolie teinte rosée vient de la présence de minéraux comme le fer. On le vend comme un produit pur, naturel, et bon pour la santé. Mais bon, tu vas voir que ce n’est pas si simple…

On parle beaucoup de ses minéraux… mais ils sont où ?

On nous dit souvent que le sel rose est plein de bons minéraux : potassium, magnésium, calcium, fer… Et c’est vrai. Mais tu sais quoi ? Ils sont là en quantités tellement faibles que ton corps n’en tire pratiquement aucun bénéfice. Pour en avoir une vraie dose utile, il faudrait que tu en consommes 30 grammes par jour… Ce qui serait beaucoup trop de sodium, donc franchement dangereux.

En réalité, ce sel est composé à 98 % de chlorure de sodium, exactement comme le sel de table classique. Les fameux minéraux ? Ils ne représentent que 2 %. C’est joli sur l’étiquette, mais nutritionnellement, c’est presque du vent.

Ce que tu risques si tu en abuses

Et ce n’est pas tout. Des études ont trouvé des trucs pas très rassurants dans certains échantillons de sel rose : du plomb, de l’arsenic, du cadmium, du mercure… Oui, des métaux lourds. Et pas qu’un peu. Dans certains cas, les niveaux de plomb dépassaient largement les limites recommandées. Gloups.

En plus, le sel rose est aussi l’un des plus contaminés en microplastiques. Jusqu’à 174 particules par kilo ! Ça peut venir de la fabrication, de l’emballage ou du stockage, mais dans tous les cas, c’est pas franchement rassurant. Et ce n’est pas un cas isolé, car les contrôles qualité sont rarement stricts pour ce genre de produit.

Pourquoi ça coûte aussi cher ?

Là aussi, ça coince. Le sel rose peut grimper jusqu’à 30 € le kilo. C’est énorme quand on sait que du sel marin français – comme celui de Guérande ou de Camargue – coûte bien moins cher, souvent entre 1 et 7 € le kilo, tout en étant produit localement, de manière artisanale, dans des marais salants.

Tu paies donc surtout pour l’exotisme… et pour une image marketing bien ficelée. Mais en vrai, tu n’y gagnes pas grand-chose. Autant te tourner vers des produits locaux, plus transparents et tout aussi bons (voire meilleurs).

Quelles sont les bonnes alternatives ?

Tu n’as pas besoin de noyer tes plats dans le sel, qu’il soit blanc, rose ou bleu. Tu peux très bien rehausser les saveurs autrement, tout en prenant soin de ta santé :

  • 🌿 Ajoute des herbes aromatiques (basilic, thym, origan…)

  • 🌶️ Joue avec les épices (curcuma, paprika, cumin…)

  • 🍋 Un peu de citron ou de vinaigre, ça donne du peps

  • 🧄 Et pourquoi pas de l’ail, de l’oignon ou de l’échalote ?

Tu verras, ça fait toute la différence et tu ne t’ennuieras pas côté goût !

Ce que je te conseille, tout simplement

👉 Garde toujours en tête que la consommation de sel doit rester modérée. L’OMS recommande de ne pas dépasser 5 g de sel par jour (toutes sources confondues).

👉 Évite les produits ultra-transformés, ils sont souvent bourrés de sel.

👉 Si tu choisis du sel rose, regarde bien les marques : privilégie celles qui font des tests de pureté et qui donnent des infos claires.

👉 Si tu as des problèmes cardiaques, de tension ou de reins, parle-en à ton médecin avant d’en utiliser.

En bref : prends du recul et fais tes choix en conscience

Le sel rose de l’Himalaya, ce n’est pas le diable… mais ce n’est pas non plus un élixir magique. Il est joli, il peut avoir sa place dans ta cuisine ou ta salle de bain, mais il faut rester lucide. Il ne va pas transformer ta santé et il n’est pas plus « sain » qu’un bon sel marin bien choisi.

Alors, avant de l’acheter pour sa couleur ou pour ce qu’on dit de lui, demande-toi si c’est vraiment utile. Personnellement, je préfère miser sur des produits locaux, simples, et sur une alimentation variée.

Tu l’auras compris : c’est surtout une question d’équilibre 😉